Sainte Eulalie de Cernon – Concert du 15 juillet 2015

sainte-eulalie-de-cernon              Mercredi 15 juillet. Chaleur torride ! Départ 16h30 de Sévérac le Château. Direction Millau, mode touriste, par la RN 9. La route est tranquille. Un tout petit peu de fraîcheur en longeant le Tarn, direction Montpellier et la montée vers le vaste Larzac, royaume des brebis de Roquefort. Paysage d’immenses étendues brûlées par le soleil, érigées de rocailles.

Oups ! La Cavalerie, c’est là qu’il faut bifurquer. 45 mn plus tard, me voilà arrivée, avec du       temps devant moi pour découvrir ce village empreint d’histoire et prendre quelques photos…

Et le temps s’efface pour nous replonger du XII° au XIV° siècle, à l’époque des Templiers et Hospitaliers.  Nous sommes aux portes du Larzac, à la Commanderie Templière de Ste Eulalie de Cernon, autrefois appelée Ste Eulalie du Larzac.

Ste Eulalie, riche de son patrimoine historique, s’enorgueillit aussi d’un magnifique environnement naturel, nichée dans la douce vallée du Cernon.

Ses habitants sont appelés les Saint-Eulaliens. Cependant, le terme occitan les désignant est Cristoulis, faisant référence à la présence des soldats du Christ, lesTempliers puis les Hospitaliers.

Nous aurions bien profité de l’occasion pour un petit tour en vélo-rail ou un saut à l’élastique, une visite du reptilarium ou, pas très loin, des caves de Roquefort. Pour les moins téméraires, une petite partie de pêche reposante et ombragée dans le Cernon, mais notre chef doit peut être déjà nous attendre pour la préparation du concert. Notre plaisir de chanter étant primordial, le grand tourisme sera pour une autre fois ; 18h20, il est temps d’y aller.

Une imposante porte ouverte sur les fortifications puis les ruelles de vieilles pierres patinées par les âges. Place de la Fontaine, bienfaitrice et rafraîchissante, sous ses arbres centenaires, la commanderie : Edifice majestueux où l’on sentirait presque la présence de ces lointains occupants. Il suffirait d’un rien d’imagination, en fermant les yeux, pour voir revivre ces templiers, entendre le pas des chevaux qui martèlent le sol sur la place, ou le cliquetis des épées. Lieu magique où sans savoir pourquoi, on parle à voix basse, baigné par la lumière irisée qui s’infiltre par les magnifiques vitraux. Et l’âme des chevaliers  reste suspendue dans l’atmosphère, accrochée aux croix templières, parcourant les voûtes et se nichant au coeur de la pierre.

18h35, tout est en place : répétition. L’acoustique n’est pas formidable, les sons sont écrasés. Quelques voix restent au repos, se réservant pour le concert, en cause quelques laryngites.

20 h : quelques personnes se sont installées et discutent entre elles. L’auditoire est maigre malgré la publicité faite par l’ Office du Tourisme. Mais c’était sans compter le quart d’heure aveyronnais !

20h10. C’est devant une cinquante de spectateurs que notre président déclame son petit mot de bienvenue et de remerciements. Et commence notre concert « de Mozart » avec initiation musicale, connaissance des pupitres (des petites voix de souris aux taureaux de l’Aubrac selon notre chef-présentateur-humoriste). Le voyage se poursuit, vers d’autres continents, d’autres pays, sur mer, terre, dans les airs : tiens ! el cant dels ocells a été écourté : pas de reprise après le second couplet. Qu’à cela ne tienne, nous sommes attentifs, pas de re-départs intempestifs.

Le public n’est pas exubérant mais attentif et à l’écoute. Le rappel ne se fait pas attendre pour un « total praise » (gospel)  retentissant, puis un se canto général : la chorale de Ste Eulalie est née…

Notre haie d’honneur de sortie s’est enrichie de maintes appréciations et félicitations du public qui s’égailla dans la fraîcheur retrouvée de cette soirée.

Avant de reprendre la route, direction la belle salle voûtée de l’ancienne bergerie, dans l’enceinte de la commanderie. Là nous retrouvons Julien et Emilie, patrons du bistrot-restaurant Lou Sarnou *, pour un petit plateau-repas savoureux. Merci à eux, ainsi qu’au personnel,  pour cet excellent en-cas, leur gentillesse et serviabilité ainsi que pour le magnifique décor qu’ils nous ont offert pour clôturer cette journée dans la convivialité et la bonne humeur.

* Sarnou est l’écriture phonétique de Cernon :

[cer] s’enten [sar], pas d’explication connue,      Seconde syllabe : Le n final est muet, le o se prononce [ou]. Voilà pour [nou]

Merci à Marcelle pour le petit cours d’occitan toujours bienvenu pour les néophytes.

LES PHOTOS             LES AUDIOS (sans O houp, Hymne à l’amour, Ondine)

pas de VIDEO (mauvaise image)