Ste Enimie – Concert du 17 juillet 2015

ste enimie       Notre semaine chantante se poursuit. Ce vendredi, nous reprenons la route des gorges du Tarn, toujours sous la canicule, via le Massegros. Traversée du Causse de Sauveterre entre 700 et 1100 m d’altitude, parmi les devèzes et forêts de pins. Descente vers la vallée par Laval du Tarn en suivant l’étroite route en lacets qui serpente à flan de montagne : d’un côté les murs de rochers, de l’autre, l’à-pic vertigineux mais avec ô combien de panoramas sublimes ! Nous ne prendrons pas le temps de faire un détour par le Château de la Caze, petit bijou dans son écrin de verdure.

Demain, le tour de France cycliste, pour sa 14° étape rejoint lui aussi Rodez à Mende, par Millau et les Gorges : Pour musarder ce samedi, ce ne sera pas le jour ! Déjà les camping-cars défilent pour remonter vers Mende.

Si notre si beau Tarn, lozérien et aveyronnais, était un collier, Ste Enimie, la médiévale, (anciennement Burlatis, puis rebaptisée au XVII° siècle Puy-Roc avant de reprendre son nom actuel), en serait une des nombreuses perles, chatoyante dans les eaux vertes majestueuses ou impétueuses de sa rivière ; tantôt à fleur de sable, tantôt par sombres fonds. Veillée par les immenses à-pics  qui la bordent, elle nous invite à son spectacle naturel, de sons, lumières et couleurs toujours en mouvement sous la courbe du soleil.

Cris joyeux des enfants se baignant, canoës se prélassant au fil de l’eau, promeneurs nonchalants devant les étals nous plongent dans l’ambiance estivale d’une chaude journée d’été. Le vieux pont de pierres grises, aux renfoncements triangulaires, nous transporte de « l’autre côté » vers d’autres paysages et gorges, vers le causse Méjan, à la découverte d’autres merveilles de la nature.

Au pied Ste Enimie, la petite départementale suit sa route au fond de la vallée, longeant les méandres du Tarn, en amont vers Florac,  en aval vers Millau, égrenant perles après perles.

Accrochée à flan de montagne, dominée par son ancien monastère aux grandes salles voutées, gardien de la légende de Ste Enimie, remontant le temps jusqu’au VII° siècle (petite promenade temporelle sous Dagobert et Clotaire II), la cité descend se baigner à l’eau limpide au gré de ses ruelles pavées et abruptes, aux maisons de pierres fleuries.

Dommage que la « plage » de sable et galets d’autrefois, se soit transformée en « parking béton » à touristes.

Sur la falaise, l’ Ermitage veille sur les restes inhumés d’ Enimie et sur le village.

Si vous prenez le temps d’errer au coeur du village, vous y découvrirez, au détour d’une ruelle, d’un escalier, maints artisans oeuvrant dans leurs échoppes, l’argent, la pierre, le cuir, la terre,

Notre Dame du Gourg, jolie petite église romane où les voix se répercutent sous les voûtes de pierres, sous le regard émaillé d’ Enimie. Elle nous invite à un peu de fraîcheur, vite dissipée par la préparation de notre concert. Le père Nurit est déjà là, fidèle de nos prestations, avec un petit mot gentil à chacun. Les choristes sont présents, le chef aussi ; on peut commencer. Courte répétition des chants puis répétition des entrées et sorties toujours un peu désordonnées. Voilà ! tout est au point.

Petite pause pique-nique au bord d’un ruisseau ou à l’ombre des arbres où quelques gourmands savourent déjà de délicieuses glaces italiennes.

21 h : une petite vingtaine de personnes patiente sur les bancs de l’église: Il n’y aura que peu de monde malgré les vacances et touristes ! Peu à peu, la nef se remplit d’une quarantaine de spectateurs. Ce ne sera pas l’ambiance chaleureuse de 2014 aux Vignes. Alphonse, notre co-président ouvre la représentation et commence notre concert. Les mélodies qui s’échappent par les portes ouvertes de l’église attirent quelques autres spectateurs. Il fait chaud ; une choriste se retire discrètement du choeur car elle ne se sent pas bien. Elle revient un moment plus tard après s’être réhydratée et reposée, mais encore bien pâlotte. Nous qui sommes statiques, transpirons, que doit-il en être pour notre chef qui se démène à nous guider !

Le public attentif accepte volontiers les deux bis réclamés. « Total praise », toujours aussi magnifique dans ses murmures et éclat final, et « Se canto » repris par quelques voix locales bien timbrées ont terminé notre soirée en un choeur général.

Cette fois encore, deux choristes « d’ailleurs » nous ont fait part de leurs appréciations écrites (2) : c’est une première cette année que d’avoir les avis d’autres chanteurs ! Très sympathiques initiatives qui ne peuvent que nous faire évoluer.

Une dernière glace rafraîchissante avant la fermeture de l’étal pour deux gourmands assoiffés, dont notre chef, qui l’a quand même bien méritée, et nous reprenons la route du retour vers les hauteurs de nos causses.

La fin de saison approche : Dernier rendez-vous incontournable dimanche 19 juillet pour la fête du pain du Massegros.

* Merci à Eléonore, fille de Françoise R. d’avoir veillé à la vidéo pour que nous ayons tout le programme.

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